2046 - WONG KAR WAI

2046 - WONG KAR WAI
Résumé:

Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire.
Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046...


Avis d'un spectateur :

Monsieur Wong ne serait-il pas retombé dans le piège des Cendres du Temps ? Celui d'une infinie lenteur diluant le récit et jusqu'au moindre mouvement des acteurs dans une poussière diaphane d'hyper-esthétisation ? Dans l'univers qu'il met en place, où l'élégant hiératisme des poses (rappelant parfois la stylisation de Von Sternberg) et les chorégraphies subtiles des corps incarnés produisent un effet subjuguant et presque hypnotique, il n'y a semble-t-il pas de place pour autre chose qu'une fascination de la beauté sublime de ses 6 héroïnes. On ne peut alors que pardonner à l'un des seuls cinéastes si sensible à la grâce d'un geste ou d'un port de tête (celui de Faye Wong..) qu'il en oublie de raconter une histoire pourtant pleine d'amorces prometteuses (le jeu sur le secret, les miroirs d'identités, le temps dilué dans les intervalles de l'écriture, entre le roman de 1966 et sa visualisation dans un avenir d'utopie technoïde...) Mais qui donc résoudra le mystère des escarpins aux semelles de lumière ?

# Posté le mardi 20 novembre 2007 02:26

LA JEUNE FILLE ET LA MORT - Roman Polanski

LA JEUNE FILLE ET LA MORT - Roman Polanski
Synopsis
Fin du XXe siècle, dans un pays d'Amérique du Sud qui vit encore le traumatisme d'une dictature récente, le président de la jeune démocratie a décidé de mettre en place une commission d'enquête sur les crimes passés, qui devrait être présidé par un avocat célèbre : Gerardo Escobar. Au soir de cette nomination, l'homme crève un pneu en rentrant chez lui. Un voisin vient à son secours et le ramène à bon port. Sa femme, Paulina Escobar, torturée par l'ancien régime reconnaît dans la voix de ce voisin celle de son bourreau.



Anecdotes et commentaires
Roman Polanski cherchait des acteurs qui n'avaient pas "la gueule de l'emploi", il a donc engagé Ben Kingsley pour le rôle du tortionnaire, car il n'avait pas, selon lui, une tête de bourreau. Il a fait de même pour le rôle du mari: c'est Stuart Wilson qui était connu jusque là pour avoir joué des rôles de "méchants" (Le Temps de l'Innocence de Martin Scorsese ou encore L'Arme Fatale 3 de Richard Donner) qui est pris. Cette démarche révèle le but du cinéaste, c'est-à-dire entretenir l'ambiguïté entre le bien et le mal. Il en revient en tout cas à son cadre de prédilection: le huis-clos, à la différence prêt que celui-ci semble plus ouvert à une réflexion politique car il prend les dictatures sud-américaines des années 70-80 comme toile de fond. Une ancienne opposante au régime se trouve donc confrontée à son ex-tortionnaire qu'elle séquestre et qu'elle veut juger. S'ouvre alors, dans la maison de la vengeresse et de son mari une mise en scène de procès qui confrontera les notions de justice et de revanche, de vérité objective et de ressentis affectifs, de légalité et de légitimité. Polanski ne tranche jamais véritablement dans ces oppositions que lui-même dispose et au lieu d'apporter des réponses, celui-ci préfère poser des questions (et des bonnes si possibles). La fin, aussi peut rassurante que possible, préfère opter pour une hypothèse peut probable quoique terrifiante. Sigourney Weaver qui délaisse là ses oripeaux futuristes de la série des Alien, compose un personnage constamment sur le fil du rasoir, oscillant entre désir de vendetta et souci d'impartialité; une interprétation remarquable qui suppose autant de charisme, de prestance physique que de finesse psychologique, trouvant un difficile équilibre entre la retenue dramatique et l'hybris tragique. Malheureusement pour elle, le public sembla ignorer sa perfomance et l'acclama de nouveau dans le rôle du lieutenant Ellen L. Ripley, l'implacable tueuse de monstres venus de l'espace.

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 10:26

LOCATAIRES - kim KI-duk

LOCATAIRES - kim KI-duk
Résumé
Tae-suk arpente les rues à moto. Il laisse des prospectus sur les poignées de porte des maisons. Quand il revient quelques jours après, il sait ainsi qu'elles sont désertées. Il y pénètre alors et occupe ces lieux inhabités, sans jamais rien y voler. Un jour, il s'installe dans une maison aisée où loge Sun-houa, une femme maltraitée par son mari...


# Posté le lundi 26 novembre 2007 02:01

divorce à l'italienne

divorce à l'italienne
Dans le train qui le ramène à sa ville natale après qu'il ait purgé une peine de dix-huit mois de prison, le baron Ferdinando Cefalù, dit Féfé, revoit son passé... A quarante ans possesseur d'un titre et d'une fortune qui lui permettent une existence oisive, Ferdinando se meurt d'ennui; son mariage d'amour s'est transformé en une exaspérante monotonie. La vie conjugale lui pèse d'autant plus que sa cousine Angela est devenue une ravissante jeune fille. Il l'aime et est prêt à tout pour la conquérir, même au meurtre. Mais tuer une épouse sans reproche le condamnerait à la prison à vie. Après qu'il ait imaginé divers stratagèmes aussi fantaisistes qu'irréalisables, le hasard lui vient en aide : entré par hasard au Palais de Justice, il assiste au procès d'une femme qui, ayant tué son mari adultère, est condamnée à une peine légère. Il faut donc à Féfé créer la situation adéquate. Ayant retrouvé Rosario Mulé, un peintre qui fut amoureux fou de Rosalia avant qu'elle ne fut baronne, Ferdinando l'installe chez lui pour restaurer des fresques. Après avoir dissimulé micros et magnétophone, il s'invente des rendez-vous des voyages pour laisser seuls Rosalia et Rosario. Celle-là résiste cependant à la cour pressante de celui-ci... jusqu'au jour où elle quitte le domicile conjugal avec lui. La fuite est bientôt connue de toute la ville, mais Féfé attend pour réagir que les injures et sarcasmes atteignent leur maximum. Quand enfin il se rend, pour accomplir " sa vengeance " à la station balnéaire où se sont réfugiés les amants, il est doublé par la femme de Rosario, qui tue son mari devant lui. Remis de ses émotions, il abat à son tour Rosalia... Une foule énorme acclame le baron, autrefois bafoué, aujourd'hui homme d'honneur. Un mois plus tard, Ferdinando épouse Angela. Mais lors de leur voyage de noces, en croisière, Ferdinando découvre qu'Angela fait du pied à un beau et jeune marin...
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# Posté le lundi 10 décembre 2007 17:06

La graine et le mulet

La graine et le mulet
Sète, le port. Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Père de famille divorcé, s'attachant à rester proche des siens, malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions que l'on sent prêtes à se raviver, et que les difficultés financières ne font qu'exacerber, il traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment d'inutilité. Une impression d'échec qui lui pèse depuis quelque temps, et dont il ne songe qu'à sortir en créant sa propre affaire : un restaurant. Seulement, rien n'est moins sûr, car son salaire insuffisant et irrégulier, est loin de lui offrir les moyens de son ambition. Ce qui ne l'empêche pas d'en rêver, d'en parler, en famille notamment. Une famille qui va peu à peu se souder autour d'un projet, devenu pour tous le symbole d'une quête de vie meilleure. Grâce à leur sens de la débrouille, et aux efforts déployés, leur rêve va bientôt voir le jour... Ou, presque...

Boulversant. 3 scène fabuleuses. Un début un peu poussif. Des acteurs amateurs magistralement mis en scène. Respect Mr KECHICHE.

# Posté le samedi 15 décembre 2007 11:19

Modifié le dimanche 16 décembre 2007 08:53