man on the moon

man on the moon
Andy Kaufman (personnage réel inconnu des non États-Uniens jusqu'à ce jour) fut et reste une énigme. Ce comique était-il un pur génie, un simple dissimulateur-provocateur de talent ou un vrai fou ? Personne n'a su répondre à la question. Ni ses collaborateurs et amis les plus proches, ni même son épouse (Courtney Love dans le film).

Tout petit déjà, seul dans sa chambre, il donne de vrais shows au... mur (son public) puis à sa petite s½ur. Plus tard, il se produit dans des cabarets où ses gags et autres sketchs apparaissent en total décalage avec l'humour standard (ses interventions ne sont jamais politiques, à l'inverse de celles de l'autre grand comedian maudit du pays, Lenny Bruce, cf. Lenny).

Pris sous son aile par un agent, George Shapiro (Dany De Vito) qui deviendra son ami, écrivant ses sketchs avec Bob Zmuda (Paul Giamatti), Andy se révèle vite une sorte d'extra-terrestre déguisé en bombe, à retardement si possible.

Chacune de ses apparitions sur scène ou au petit écran provoque à la fois stupeur, rires, incrédulité. Vite vedette adulée d'une sitcom (situation comedy = feuilleton), il n'hésite pas à torpiller celle-ci. Son but: sortir du personnage qu'il a lui-même construit et, surtout, aller toujours plus loin dans le délire et le "faire semblant".

Il crée ainsi de toutes pièces un autre personnage, Tony Clifton, sorte de monstre de vulgarité se voulant crooner, ivrogne, fumeur (au contraire du "vrai" Andy), l'insulte aux lèvres et... complètement nul ! Seul, George est au courant de la supercherie (après avoir été lui-même "bluffé")...

Andy n'arrête pas de monter des histoires, mais que pour mieux les casser (la fausse mort d'une ex-chorus girl de 80 ans sur scène alors qu'elle refaisait les pas de danse de sa jeunesse), laissant son auditoire tantôt désorienté, voire furieux, tantôt enthousiaste. Ainsi encore, lorsqu'invité à se produire dans une Fac où il est accueilli comme une immense vedette populaire, il refuse de "faire le show" (jouer encore son personnage de sitcom) et préfère lire, de la première à la dernière ligne, "The Great Gatsby" ("Gatsby le magnifique", de Francis Scott Fitzerald) ! Il finit sa lecture devant un amphi quasi vide où ne s'attardent plus que quelques endormi(e)s...

Andy pousse encore plus loin la provocation de mauvais goût en se lançant dans le catch... mixte ! Il se proclame bien sûr le champion du monde de la catégorie. Son affrontement, d'abord verbal puis physique, à la TV et sur un ring, avec un vrai champion de catch (un homme lui aussi et qui joue son propre rôle dans le film), épisode authentique, vaut au film un de ses plus beaux rebondissements !
Mais tout cela ne fait qu'éloigner encore un peu plus la réponse à la question: "Qui était le VRAI Andy Kaufman ?". Sa femme, à qui il vient d'affirmer "Tu ne connais pas mon vrai MOI ", lui rétorque "Mais tu sais bien qu'il n'y a pas de vrai TOI ! ".

Andy Kaufman est une énigme vivante... puis morte. Lorsqu'il tombe malade, beaucoup croient à un gag de plus. Ainsi, une partie de sa famille qui se trouve encore à l'hôpital où elle vient d'apprendre la terrible nouvelle, va jusqu'à se persuader que le docteur, à cause de ses chaussures, fait partie d'un canular monté par Andy ! Et, bien sûr, sa mort ne résout pas le mystère. Certains doutent encore aujourd'hui qu'Andy Kaufman soit bien mort. Et si l'on avait affaire à une arnaque de plus ? D'ailleurs, l'innénarrable Tony Clifton n'a-t-il pas reparu sur scène ?

Ce mystère entourant la vraie personnalité de Kaufman est de loin l'aspect le plus passionant du film. Le personnage lui-même ne dégage guère de sympathie, du fait précisément de ce manque total de repères psychologiques. Ses gags et plaisanteries ne sont pas toujours drôles (loin de là, elles atteignent parfois le degré de nullité absolue) et pourtant Andy Kaufman nous intéresse.
Milos Forman signe une belle mise-en-scène (l'ouverture du film s'inscrit déjà dans les scènes d'anthologie) servie par une distribution sans faille. Bien entendu, tout repose sur la performance d'acteur de Jim Carrey, omniprésent. Celui-ci affirme (propos confirmés par les autres participant au film) s'être totalement identifié à Kaufman. Pendant toute la durée du tournage (et au delà ?) Jim Carrey ne connût pas une seule minute de rupture avec la personne d'Andy Kaufman. La rumeur parle même d'une vraie... réincarnation de l'un en l'autre ! Quoi qu'il en soit, la performance de l'acteur (venant après celle, excellente déjà, de The Truman Show) est remarquable.


A VOIR A VOIR A VOIR. Achetez le, louez le volez le mais egardez le !!!
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# Posté le mercredi 08 août 2007 04:12

BLOW UP

BLOW UP
Blow Up est un film italo-britannique de Michelangelo Antonioni, sorti en 1966 et qui obtint la Palme d'or au festival de Cannes en 1967.
¼uvre d'une grande modernité, Blow Up questionne les rapports qu'entretiennent le réel et l'illusion, à travers le parcours initiatique et décousu d'un photographe de mode qui redécouvre, en sortant de son studio, l'épaisseur d'une réalité qui échappe à ses desseins.
C'est aussi un des rares films du réalisateur qui remporta un succès commercial relatif, en dépit de son austérité.

SYNOPSIS

À Londres, dans les années 60. Thomas, un photographe branché, se rend un matin dans un parc pour prendre des clichés. L'endroit est presque désert, sauf un couple qui s'embrasse, et que Thomas photographie de loin. La femme, Jane, s'aperçoit finalement de sa présence, et très dérangée, lui réclame les négatifs ; mais Thomas s'esquive. Jane le retrouve dans l'après-midi, et va jusqu'à s'offrir à lui : Thomas lui donne une pellicule, mais qui n'est pas la bonne. Il développe les photographies du parc, et réalise par agrandissements successifs (blow-up signifie « agrandissement » en anglais) qu'il a en fait été le témoin d'un meurtre. Il se rend de nuit sur les lieux et découvre le cadavre que ses photographies lui ont révélé. De retour chez lui, il trouve son atelier vide : tous ses clichés et négatifs ont été volés. Désemparé, il cherche conseil auprès d'un ami, mais en vain. Au petit matin, il retourne au parc, pour découvrir que le corps a lui aussi disparu.



Hommage a ce grand réalisateur qui nous a quitté le 2 aout dernier (je ne suis pas certain de la date).

# Posté le mercredi 08 août 2007 04:33

Phantom of the paradise

Phantom of the paradise
Phantom of the Paradise est le film qui a lancé la carrière de Brian
de Palma, et quand on le voit, on comprend que ce succes était bien
plus que méritait, annonçant une carrière des plus brillante pour le futur
réalisateur de Carrie, L'Impasse, Scarface, Blow out, Mission:
Impossible 1, et bien d'autres encore ...

__Tout d'abord, le film commence sur une musique qui doit bien figurer
dans la liste des plus magnifiques musiques de génériques, mettant le
spectateur en haleine, et lui faisant miroiter les magnifiques musiques
qui vont suivre. Car Phantom of the Paradise est avant tout une comédie
musicale pop-rock, reprenant le thème bien connu du mythe de Faust
(mais si, vous savez, ce charmant jeune homme devenu vieux, qui signe un
pacte avec le diable pour avoir la jeunesse éternelle ...).
Mais l'inspiration de ce film ne vient pas que de Faust, même si ça en
est le sujet principal, puisque les décors, de part leur agencement et
leur disposition, ne peuvent empêcher le spectateur de penser au
"Cabinet du docteur Caligari", réalisé par Robert Wiene, maitre du mouvement
expressioniste dans le domaine du cinéma. La mise en scène d'ailleurs
utilise au mieux ses décors magnifiques, étayant d'une façon extrêmement
bien faites un scénario des plus réussit.

__Car en effet, si aux premiers abords (après une lecture du synopsis
par exemple) on pourrait croire à une simple adaptation du mythe de
Faust, il n'en est rien, car Brian de Palma tourne le scénario à sa façon,
arrange, et ficelle le tout de telle manière que le spectateur ne
découvre le véritable lien avec Faust (mis à part l'opéra rock écrit par
Winslow) que vers la fin du film, d'une manière des plus étrange, mais
d'ailleurs, qu'est ce qui n'est pas étrange dans ce film? Même la façon
dont le film est tourné est étrange. Car De Palma passe du ralentit à
l'accéléré, du split screen au multi-angles (ou l'inverse), ou bien
d'autre chose encore, ce qui crée un cocktail pour le moins casse gueule. Et
d'ailleurs, un autre que Brian de Palma ce serait certainement "cassé
la gueule" (et son film avec), mais De Palma marche tout au long de son
film à la limite du faisable, mais justement, cette limite est très
bien choisie, car à aucun moment le film n'est ridicule, et à aucun
moment,
Brian de Palma n'en fait trop dans sa mise en scène, donnant au final
un superbe film, relevant presque du miracle au vu donc de la manière de
tourner (et oui, c'est ça avoir du génie).

__Phantom of the Paradise est donc régit par une symbiose parfaite
entre le visuel, le sonore et le scénario, ce qui est assez rare dans un
film, et surtout, par une bande son à couper le souffle, bien qu'ayant
subie les effets du temps.
Car, et c'est là le seul défaut que j'ai trouvé à ce film, Phantom of
the Paradise est un film jouant énormément sur la musique, en plus de
tous les clins d'oeil littéraires à Proust ou à Wilde (et d'autres que je
n'ai pas dut voir ...), et cette musique, bien qu'étant très à la mode
à l'époque (1974, pour ceux qui auraient oubliés), l'est beaucoup moins
de nos jours, ce qui pourrait freiner certains.
Ma critique a cette tournure car personellement, j'adore ce genre de
musique, ce genre de décors, et donc à mes yeux, ce film est tout
bonnement superbe, mais il est vrai que Phantom of the Paradise subit les
effets du temps, et il les subit plutôt mal ...
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# Posté le mardi 14 août 2007 09:12

Eternal sunshine of the spotless mind

Eternal sunshine of the spotless mind
Joel Barrish (Jim Carrey) et Clementine Kruczynski (Kate Winslet) ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d'amour, au point que celle-ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joel contacte l'inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu'il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clementine. Deux techniciens, Stan et Patrick, s'installent à son domicile et se mettent à l'oeuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joel, des plus récents aux plus anciens, et s'envolent un à un, à jamais. Mais en remontant le fil du temps, Joel redécouvre ce qu'il aimait depuis toujours en Clementine - l'inaltérable magie d'un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna...

# Posté le jeudi 16 août 2007 11:57

Modifié le vendredi 17 août 2007 07:18

Un après midi de chien

Un après midi de chien
Deux « apprentis gangsters » tentent de braquer une banque mais le piège se referme très rapidement et ils se retrouvent cernés par la police...

AUTOUR DU FILM

Al Pacino (Sonny) et John Cazale (Sal) se retrouvent quelques années après avoir interprété deux des frères Corleone dans la trilogie le Parrain.
Le scénario du film s'inspire d'un fait divers réel qui s'est déroulé à Brooklyn le 22 août 1972. John Wojtowicz et Salvatore Naturile ont braqué une banque en retenant neuf employés en otage durant près de quatorze heures. John Wojtowicz a reçu 7500 dollars et 1% des bénéfices du film comme droits d'auteurs sur son aventure.
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# Posté le jeudi 16 août 2007 12:06

Modifié le vendredi 17 août 2007 07:20