secrets et mensonges

secrets et mensonges
Palme d'Or méritée au festival de Cannes de 1996, Secrets et Mensonges vaut avant tout pour l'interprétation de tous les acteurs: en effet, chaque personnage est intéressant de par sa profondeur et son épaisseur, le ton est toujours juste, jamais lourd...Le personnage du photographe ( joué par Timothy Spall ), celui de Cynthia, celui de Hortense, celui de Monica, celui de Roxanne et même celui de Paul le charpentier sont tous travaillés de façon à ce que le spectateur s'identifie à l'un d'entre eux. Mike Leigh ( que je ne connais que très peu quant à sa filmographie ) réalise un film bouleversant sur le secret de famille, et mêle avec brio les différents portraits de ses personnages. Certaines scènes sont remarquablement réalisées ( notamment la scène du barbecue, ou encore celle de la rencontre entre Cynthia et Hortense ) et le rythme ne s'essouffle jamais, en raison d'une excellence de l'interprétation et d'un scénario complexe et profond. A la fois drôle et bouleversant, Secrets et Mensonges reste selon moi le meilleur film sur le secret de famille...
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# Posté le dimanche 16 mars 2008 10:31

no country for old men

no country for old men
The psychopath : l'homme qui (se) shoote (à l'air comprimé) plus vite qu'il ne respire... Ca commence à la manière de "A simple plan" de Sam Raimi, lequel avait d'ailleurs reçu des conseils pertinents des frères Coen (quant aux procédés qu'ils avaient utilisés pour tourner certaines séquences de "Fargo"). Si le premier a bifurqué vers la facilité avec le succès pharaonique de sa trilogie sur l'homme-araignée; les Coen ont su rester en marge du système hollywoodien pour bâtir une oeuvre brillante et intelligente, teintée d'humour noir, sur la complexité de l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus insondable. Cette adaptation fidèle du roman éponyme de Cormac McCarthy marque leur grand retour au cinéma après deux opus plus légers (dont "Ladykillers"). Avec ce matériau de base proche de leur univers filmique, ils avaient l'occasion rêvée de transcrire une histoire non issue de leur imagination... Le résultat est à la hauteur des espérances; tout bonnement magistral ! Alors qu'il chasse près de la frontière mexicaine, Moss (Josh Brolin) atterrit accidentellement sur les lieux de ce qui reste d'une tuerie toute récente entre trafiquants de drogue. Au milieu de ces cadavres, il déniche une mallette renfermant deux millions de dollars. Cette découverte providentielle est le début d'une poursuite impitoyable dont il devient la proie d'un psychopathe aux moeurs bien étranges, Chigurh (le polymorphe Javier Bardem dans son rôle le plus allumé), sorte d'ange exterminateur bien décidé à récupérer le précieux butin. Bell (Tommy Lee Jones, toujours aussi convaincant), le shérif du coin abasourdi par tant de violence, est bien décidé à jouer sa dernière carte dans cette contrée qui n'est plus faite pour lui... Photographie lumineuse, rythme effréné, distribution irréprochable; les "Coen brothers" réussissent leur chef-d'oeuvre le plus abouti avec ce récit apocalyptique (dans un monde de MALes) à la fin des plus déroutantes. Une méditation sur la violence sang pour sang noir...
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# Posté le dimanche 16 mars 2008 10:33

walk the line

walk the line
En retraçant le destin du chanteur country-rock Johnny Cash, Walk the line évoque la naissance d'un nouveau style d'artiste, celle d'un homme qui au-delà de ses colères, des ravages de la dépendance et des tentations du statut de star, a tout dépassé pour devenir une icône.
C'est aussi le parcours d'un homme qui, du fond de la période la plus noire de sa vie, a été porté par une histoire d'amour fusionnelle avec June Carter. Leur passion a nourri son art tout au long de sa vie.
Cette saga est marquée par les thèmes qui feront la force de la musique de Cash et
de son style minimaliste : la mort, l'amour, la trahison, le péché, l'espoir et la foi.


Johnny Cash a eu dans sa vie un magnifique parcours et aussi une merveilleuse histoire d'amour avec June Carter qui n'a pas toujours été facile. Cet homme avait son caractère, pas toujours évident mais c'est ce qui faisait de lui un musicien à part entière. Son premier album qui l'aura fais avec ténacité révolutionnera l'esprit des gens. Un succès fulgurant s'offre désormais à Cash qui a toujours vécu de misère. Mais ce succès est monté beaucoup trop vite et les tournées lui feront perdre la tête. L'alcool et la drogue vont le ravager et l'ambiguïté de sa relation avec June va le hanter. Accro à ses pilules, Cash devra se sortir de cette descente aux enfers pour revenir là où il régnait avant. Il plaquera tous ces démons et reprendra sa vie en main pour épouser June. Le succès est souvent un revers de la célébrité. C'est ce que l'on a l'occasion de voir dans beaucoup de films qui mettent en scène des stars de la musique. Une certaine morale qui n'est peut-être pas innocente. Mais c'est ce qui font les portraits emblématiques. Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon interprètent magnifiquement les amoureux, l'histoire est fidèle à la vie du chanteur. Même si les débuts du film sont un peu lent et parfois légèrement lassant, l'ensemble du long métrage est une réussite. Hurt
.
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# Posté le mardi 25 mars 2008 06:36

LA LUNA

LA LUNA
Caterina, celebre cantatrice, quitte definitivement l'Amerique a la mort de son mari. Elle part s'installer en Italie avec son fils Joe, un adolescent qu'elle laisse livré à lui-même. Lorsqu'elle découvre, avec effroi, que Joe se drogue, elle comprend qu'elle a été trop négligente et décide de s'occuper de lui.

Il y une evidence chez ce cinéaste, c que quoiqu'il entreprenne il terrasse d'energie la totalité des furibards qui lui succederont (de kusturica à pevnelv). La Luna c le vulgaire et le sublime jusque dans l'intime. La leçon de 1900 est retenue apprise et digérée, La luna sera le film sur Verdi retrouvée au delà de la tragédie, sur Verdi réunificateur, salvateur beaume, métaphore au cri du coeur, jamais bertolucci ne fait de son cinéma un système, une plaie esthétique qui se regarde existait, car ce qui est art ici c cette emanation perverse, voyeurisme sale plongée dans les traumas sexuels, relation incestueuse effrontément physique, l'art (du baroque) est l'ecrin au sordide et surtout sans logique, les scènes du film s'echappent, glissent et se disjonctent parfois. Le procédé serait parfait mais à l'evidence ce n'en est pas un , c un embrassement permanent qui parfois casse et blesse le spectateur. bertolucci revere au delà de verdi, puccini, et ne se prive d'aucune facilité, d'aucunes evidences, d'aucunes horreurs pour faire accepter l'unique vérité qui nimbe le film, la musique et cette art de la pure folie, par qui tout fini. Grâce à Bertolucci le cinéma retrouve cette état là, la folie est ici, oeuvre dans tout les coins, et on en sort bouleversé, car la tragédie peut se dépasser là où on peut encore s'émouvoir.
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# Posté le mardi 25 mars 2008 06:40

THRE WILL BE BLOOD

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# Posté le mardi 25 mars 2008 06:42